Présentation d’un travail de Jessica Berrini qui est une élève qui fréquente l’atelier depuis quelques années.

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Jessica Berrini, 50x65cm, acrylique

J’aimerais vous présenter un magnifique travail en cours d’exécution d’une élève qui fréquente l’atelier depuis quelques années. Il est intéressant d’observer les multiples aspects esthétiques qui constituent cette peinture. Premièrement on peu observer différentes lignes de constructions orthogonales sous-jacentes à l’image, qui sont basées sur le nombre d’or, à partir des quelles s’élancent des obliques qui vont structurer l’espace pictural. C’est sur ce réseau de lignes que l’image vient se déposer avec délicatesse et intelligence. Le paradoxe est de pouvoir respecter la structure sans se faire emprisonner,ce qui particulièrement réussi dans ce travail de Jessica Berrini.

Un autre aspect concerne tout les dialogues des formes, les formes de la narration proprement dites, colombes, taureau, chat… mais aussi les vides qui en peinture sont des formes dont il faut tenir compte. On peu ainsi remarquer plusieurs dialogues entre des formes allongées, des formes aux courbes pleine de grâce, plus massives, d’autres formes intermédiaire…l’ensemble de ces formes semblent se répondre et dialoguer bien au-delà de tout aspect anecdotique. Ce sont plutôt des éléments esthétiques qui se servent du prétexte de l’anecdote pour se manifester et créer un ensemble harmonieux et cohérent.

Enfin quelques mots sur la palette qui semble encore en cours d’élaboration, on peu remarquer des valeurs très haute, les valeurs les plus lourdes se trouvent paradoxalement sur l’aile de la colombe sans que cela viennent le moins du monde perturber sa légèreté. La palette est plutôt froide avec un bon équilibre entre les violets bruns et les bleu, les blancs et les ocres.

J’aimerais terminer sur une citation de Paul Klee, dont je me souviens en substance, qui prône un équilibre entre la règle, la connaissance, l’émotion et la magie.

Gilbert Wolfisberg