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LE PLAISIR DE CONTINUER A APPRENDRE LA PEINTURE AVEC UN COACH POUR PROGRESSER

De 2008 à 2015, j’ai fréquenté régulièrement et assidûment L’Artquarium à Genève. Une « pause » d’environ 18 à 24 mois (et de travail pictural solitaire à domicile) m’a convaincu de mon besoin de coaching, d’avoir un œil exercé et professionnel pour superviser mes travaux, dialoguer et progresser. C’est pourquoi, en 2017, je suis revenu à L’Artquarium oùje révise sous l’œil exercé et attentif de Gilbert Wolfisberg les techniques fondamentales de la peinture et son langage à partir des travaux réalisés chez moi. J’y redécouvre un enseignement de qualité, rigoureux, mais favorisant néanmoins une créativité que je continue à m’efforcer de développer, en appliquant les enseignements appris.

La composition, c’est pour ainsi dire l’arrangement des lignes, des masses, des couleurs et des formes que pratique le peintre afin de diriger la vision du spectateur dans le tableau pour pouvoir transmettre au maximum son message. C’est une structure où tout repose sur : les valeurs, les couleurs, les formes, les mouvements, l’harmonie, la lumière et les contrastes, lesquels dirigent l’organisation spatiale du tableau et construisent l’équilibre de l’image. Les techniques varient suivant les peintres, les styles, les mouvements et les époques et qui peuvent être aussi mélangées.

A L’Artquarium, (à travers l’enseignement de Gilbert Wolfisberg), je re-découvre avec une conscience accrue que l’art de peindre pourrait bien être un savant mélange de réflexions et d’émotions personnelles, d’application de techniques et de créativité. Mon choix de pratiquer la peinture abstraite m’en convainc.

D’après divers sites consultés sur internet, un tableau abstrait ne « représente » rien, car l’abstraction est d’abord mentale. Par rapport à une œuvre figurative, l’œuvre abstraite s’aborde dans un esprit différent : le spectateur doit changer son cadre de référence habituel, se décentrer, car elle est ouverte à notre propre imagination puisqu’elle ne raconte rien, à priori. Dégagée de toute représentation figurative ou de référence à la réalité, c’est une peinture de signes autonomes, une forme d’écriture qui se suffit à elle-même et qui donne à voir non pas la réalité concrète, visible, mais des mouvements, des harmonies, des formes, des couleurs, des structures, des rythmes.

Un tableau abstrait nous invite dans un univers mental, plus méditatif, voire parfois plus intellectuel que dans le monde figuratif. Les moteurs de l’expression du peintre abstrait se réfèrent à ses états d’âme, à son caractère, à son tempérament, à son parcours de vie, à son monde intérieur, à ses perceptions, ses sensations, son énergie, à ses forces internes et à ses émotions et à ses réflexions en vue de provoquer un impact émotionnel que le spectateur peut ou non partager.

Contrairement à une idée encore trop largement répandue, la création d’une œuvre abstraite peut se révéler plus difficile que la réalisation d’un tableau classique ou traditionnel. Ceci vient du fait que l’art abstrait défie les conventions ou les règles classiques. C’est à l’artiste de rompre les règles et d’être expressif, en utilisant les règles de composition et les techniques dont il dispose. La construction d’une œuvre abstraite est une recherche permanente d’écriture, à partir d’une structure et d’une composition qu’il a choisies.

Gilbert Künzi (74 ans)